Reconnaître la souffrance au travail

Depuis plus d’une dizaine d’années, les problématiques de souffrance au travail sont en constante progression. Une augmentation de la demande de productivité, un management instauré par de multiples pressions morales etc. basent cette tendance générale sur les nouveaux modes d’organisation.

Baisse de motivation, fort absentéisme, difficulté à rendre le travail dans les délais, conflits récurrents, tristesse, épuisement physique et/ou émotionnel… sont autant de signaux d’alerte qui peuvent refléter une situation de mal-être, voire de souffrance, au travail. Cette situation peut ainsi se définir comme un état de stress aiguë ou de burn out.

Les pathologies liées à la souffrance au travail sont multiples : surcharges psychiques, névroses traumatiques, dépressions majeures (avec possibles tentatives de suicide), problèmes cardiovasculaires, troubles musculo-squelettiques, problèmes gynécologiques chez les femmes victimes de harcèlement, violence physique et/ou psychique dans les cas de harcèlement moral.

 A l’origine d’une situation de souffrance au travail se révèle de manière quasi systématique une fatigue. Celle-ci s’accompagne très souvent d’une solitude avec le sentiment de ne pas être pris au sérieux et d’être mise à l’écart de l’organisation. Ils s’en suivent des troubles du sommeil (difficultés d’endormissement, réveils nocturnes, cauchemars) et la peur de se rendre au travail. Cette anxiété se propage alors sur tous les aspects de sa vie professionnelle nuisant fortement à son efficacité et ainsi alimentant la peur de ne pas réussir. Un présentéisme accru s’en suit afin de compenser amenant inexorablement le salarié à un état d’épuisement physique et psychique.